L'Humilité avec Sainte Bernadette

La Parole de Dieu

De la première lettre de St Pierre apôtre

Frères,

Comme on met un vêtement de travail, revêtez l’humilité dans vos rapports les uns avec les autres. En effet Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce. Tenez-vous donc humblement sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève quand le jugement viendra. Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il s’occupe de vous.

A l'écoute de ...

« Aimez l’humilité. Aimez à croire que vous n’êtes que néant devant Dieu. Dieu alors remplira votre cœur. Fuyez les louanges, Dieu seul est bon nous dit l’Evangile. »

« Nous sommes rigoureusement obligées de devenir humbles, puisque nous sommes devenues les épouses d’un Dieu qui s’est humilié jusqu’à l’anéantissement. »
Sainte Bernardette

Elle a vraiment été le petit et fidèle instrument de l’Immaculée pour faire connaître son message et réaliser ses demandes. Son humilité était grande. Alors qu’elle faisait le récit des apparitions – devant sa Communauté et quelques invités – et qu’elle n’avait pas bu la première fois l’eau boueuse que la Sainte Vierge lui demandait de boire, sa supérieure lui dit : « Bernadette vous n’étiez pas mortifiée ». Que répondit-elle ? « C’est vrai, Madame, je n’étais pas mortifiée ! » Qu’aurions-nous répondu à sa place ? Au moment des obédiences des religieuses professes de Nevers, la supérieure qui voulait la garder à Nevers pour la « protéger », dit à l’évêque : « Qu’allons-nous faire de soeur Marie-Bernard, elle n’est bonne à rien ? » L’évêque demanda à soeur Marie-Bernard si c’était vrai. Elle répondit : « C’est vrai, Monseigneur, je ne suis bonne à rien ! » Quelle humilité ! C’est en multipliant les actes d’humilité que nous consolerons le Coeur de Jésus et que nous L’aiderons à sauver des âmes. Dans notre examen de conscience, le soir, interrogeons-nous sur la justification. Sommes-nous prompts à imiter Sainte Bernadette ou à nous justifier envers et contre tout : « ce n’est pas moi, c’est la femme que Tu m’as donnée… c’est le serpent qui m’a trompée » ! Notre Fondateur nous redisait souvent que la Sainte Vierge avait dit à Sainte Catherine Labouré qu’on ne lui demandait jamais des grâces qu’elle pourrait donner : l’humilité, la douceur et la miséricorde. N’ayons pas peur : demandons-lui ces grâces !

Père Bernard Domini

Parole de scout

La Route est une école d’humilité. Celui qui accepte de prendre son sac et de revêtir son uniforme scout, quel que soit son âge, pour partir sur les chemins avec quelques compagnons, devra faire fi du qu’en dira-t-on et devra parfois passer outre à l’opposition de ses proches. Il devra accepter de se singulariser et de ne pas faire comme tout le monde dans une société qui se croit « libérée » mais est en fait très conformiste. La Route lui apprendra aussi à avoir besoin des autres, quel que soit le service demandé, que ce soit l’indication d’un sentier qu’on ne retrouve pas, l’autorisation de planter sa tente au coin d’un pré, de puiser de l’eau ou de ramasser du bois mort. En général il sera bien reçu, pas toujours cependant, car l’arrivée de vingt Routiers dans un petit hameau prend parfois l’ampleur d’une Révolution.

Les villes sont naturellement orgueilleuses. L’homme s’y croit en sécurité et se prend facilement pour un dieu, parce que l’univers dans lequel il vit a été fait de mains d’hommes. Dans la nature c’est différent car elle ne cesse de proclamer la gloire divine.

Bruno Rondet, Une pédagogie pour la Route, Editions CLD

« Avant d’aller dormir sous les étoiles, Doux Maître, humblement, à genoux,

Tes fils t’ouvrent leur cœur sans voile, si nous avons péché pardonne-nous »

Complies scoutes